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La conquête de l’Ouest …

Une saga historique et romanesque.

             Une histoire d’amour hors du commun …

Un excellent moment de lecture !

 

La Lune des Orages 1 & 2  par  Sabine Didens

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Tome I                20,00 €

Tome II               20,00 €

Prix promo         36,00 € pour les 2 tomes     ( 46,10 € en librairie ) 

                             ( + frais d'envoi 5 € )

 

Livres dédicacés par l’auteur sur demande

 

 

 

La Lune des Orages  1 & 2  

Résumé :

1840. A dix-sept ans, Maïté perd brutalement ses parents. Elle est confiée à la garde d’une tante qu’elle ne connaît pas et qu’elle déteste d’emblée. Afin d’échapper à la menace d’un mariage forcé destiné à la dépouiller de son héritage, la jeune fille se voit contrainte de gagner l’Amérique où lui est offert un emploi de préceptrice dans une riche famille de Philadelphie. En chemin, elle rencontre Neil à qui une indéfectible amitié la liera désormais. Cependant, une idylle malheureuse et les recherches entreprises par sa tante pour la retrouver remettront en question la quiétude de sa nouvelle existence. En compagnie de son ami Neil, Maïté quittera Philadelphie pour la Frontière et l’Ouest américain. Dans ces vastes étendues sauvages, territoires des Indiens, la jeune fille sera confrontée à bien des situations inattendues et surtout, elle y découvrira une passion hors du commun.

Extrait :

Tome 1 -  La croisée des chemins

" Devant leurs yeux éblouis s’étalait New York la Fabuleuse. Le bateau avait abordé quelque temps plus tôt l’embouchure de l’Hudson River et les passagers, soulagés d’arriver enfin sains et saufs, observaient avidement les rivages de Staten Island et Brooklyn, toutes deux déjà très  dissemblables.

Le steamer avait rencontré le continent américain à la pointe Nord-Est de Long Island, première terre visible après quinze jours de voyage. Cette grande île étirée, aux côtes très découpées, aux paysages verdoyants, semblait avoir été placée là exprès afin de protéger sa petite sœur Manhattan de la violence des vents atlantiques. Brooklyn en était l’ultime partie et, encore peu peuplée, abritait principalement les maisons de campagnes des New Yorkais aisés. L’île de Staten, par contre, accueillait un charmant petit village de pêcheurs sur fond de collines boisées.

Maïté était enchantée de cette entrée en matière qui la confortait dans ses rêves. Son esprit imaginatif avait forgé de telles visions magnifiques de l’Amérique... Pays de liberté, symbolisant les espaces vierges à l’infini et la vie sauvage.

Ensuite, Manhattan apparut, déjà majestueuse, se détachant comme en filigrane derrière un léger voile de brume ambiant. La presqu’île, longue bande de terre étroite et sans relief, s’étalait à la vue des nouveaux émigrés, entourée de tous côtés par l’élément liquide ondoyant et scintillant. A l’Est, le long bras de mer de l’East River baignait ses rivages d’un doux clapotis tandis qu’à l’Ouest, le fleuve Hudson, surgi des massifs sauvages des Adirondacks, venait mêler ses courants assagis à l’onde amère du grand océan.

Derrière les appontements bordant de part et d’autre sa pointe Sud, Manhattan – Manna Hatta en algonquin, dialecte des tribus indiennes des origines – était couverte de maisons collées les unes aux autres, alignées sagement selon le tracé rectiligne des rues imposé en 1811 par la Commission pour le Développement de New York.

Dans les eaux confinées de l’Upper Bay, le trafic maritime et fluvial était intense et le grand vapeur avait peine à progresser en direction des quais."

Tome 2 -  Renaissance

" Déterminé à éclaircir ce brusque sentiment de malaise qui l’avait saisi, Neil s’arrangea pour se trouver un moment seul à seule avec Clivia.

- Tiens, Neil ! s’exclama gaiement celle-ci à sa vue. Vous avez abandonné vos vaches ?

Le jeune homme rit de bon cœur en hochant la tête. Puis, il redevint sérieux :

- En fait, je désirais m’entretenir avec vous...

- Ah... A quel propos ? s’enquit Clivia en haussant un sourcil interrogateur. Si vous voulez, nous pouvons aller nous asseoir sur la véranda. Nous y serons mieux pour parler.

- Allons-y, approuva-t-il en prenant le bras de la jeune femme dont la grossesse, bien avancée, alourdissait la démarche.

Il l’aida à prendre place dans le rocking-chair puis s’installa face à elle, à califourchon sur une chaise. Il observa Clivia quelques secondes avant de déclarer :

- Je voulais vous parler de Maïté... Pour tout dire, elle m’inquiète un peu. Je ne crois pas qu’elle vous ait déjà mise au courant, mais il semblerait qu’elle souhaite s’installer ici pour un temps indéterminé. C’est vrai que je l’ai trouvée resplendissante à mon arrivée mais je crains qu’elle ne se complaise dans une solitude qui finira par lui nuire. Sa malencontreuse expérience avec Dennis Lawson l’a sans doute davantage marquée qu’il n’y paraissait. En demeurant auprès de vous, je suis certain qu’elle fuit les hommes et se sent à l’abri d’une autre éventuelle rencontre désastreuse. S’en est-elle ouverte à vous?  Vous parle-t-elle parfois encore de Lawson ?

Inconsciemment, Clivia poussa un soupir et laissa errer un regard grave sur le visage de son interlocuteur. Elle avait tant espéré et redouté tout à la fois cet instant. Neil était-il prêt à entendre ce qu’elle avait à lui apprendre ? Et avait-elle seulement le droit de divulguer le secret de son amie ?

Indécise, Clivia tergiversa :

- Je crois Maïté très heureuse parmi nous, Neil. Mais je suis d’accord avec vous pour juger que sa place ne devrait pas être ici, du moins à trop long terme. Quant à Dennis Lawson, elle ne m’en parle plus depuis longtemps, suffisamment en tous cas pour espérer qu’elle l’ait rayé de sa mémoire. Mais vous n’êtes pas sans savoir qu’elle possède un caractère à l’indépendance affirmée et elle ne me raconte certainement pas toujours ses états d’âme... (Neil hocha affirmativement la tête.) Elle passe aussi beaucoup de temps en compagnie de cet Indien... heu... Lame Agile, c’est cela ? Surtout depuis que Tom est parti. Je peux bien vous avouer que cela ne me plaît guère, mais mon mari n’y voit aucun inconvénient...

Neil intervint de façon mesurée. Il sentait bien que le nœud du problème se situait là, sous son nez, sans qu’il parvienne à mettre le doigt dessus. Et peut-être que Clivia en savait plus qu’elle ne le laissait entendre :

- Lame Agile n’est pas dangereux, Clivia... Evidemment, son allure a de quoi impressionner les âmes sensibles, je vous l’accorde. Mais il ne faut pas s’arrêter à ses affûtiaux de Sioux. C’est un homme au caractère noble et entier. Je l’estime énormément.

- Maïté est fascinée par lui..., lâcha Clivia sourdement en baissant brusquement les yeux. Moi, il me fait peur... et j’ai peur pour elle."

 

 

                                                                    

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